9.1.07

Happy Birthday Bocuse d’Or !

La gastronomie haute couture fête ses 20 ans
23 et 24 janvier 2007 au Sirha, à Lyon-Eurexpo

En 1987, Paul Bocuse imaginait un drôle de concours, où une vingtaine de chefs, sélectionnés dans les meilleures cuisines du monde, travaillerait simultanément face au public. 20 ans plus tard, des générations de cuisiniers rêvent à leur tour d’assister et de participer au Bocuse d’Or. Un livre sera édité pour cet anniversaire. Récit d’un succès.

Observer un grand chef cuisiner, c’est impressionnant. Mettez en 24 côte à côte, le spectacle devient époustouflant… Et si vous ajoutez face à eux des tribunes remplies de supporters en délire, la magie de la cuisine se transforme en évènement extraordinaire ! Cette idée originale, celle de créer un concours de cuisine qui réunirait les meilleurs et se mettrait en scène face au public, est née de l’imagination de Paul Bocuse il y a un peu plus de 20 ans.

Un concept inédit…
Le principe de base est simple : une vingtaine de chefs dispose de 5h30 et d’une cuisine équipée de quelques mètres carrés pour cuisiner un plat de viande et un plat de poisson. Si les produits de base sont imposés, leur préparation et leurs accompagnements sont entièrement libres. La seule exigence est de plaire aux papilles de la vingtaine de chefs internationaux de renom qui composent le jury.
Cette sobre règle du jeu est pimentée par la présence inédite d’un parterre de spectateurs bruyants. Installés dans des tribunes, face aux boxes cuisines ouverts comme des mini-scènes, les supporters suivent pas à pas chaque étape des recettes et des tours de main. Souvent venus en groupes encourager un candidat, ils chantent, crient, jouent de la crécelle ou de la corne de brume, accentuant ainsi la pression sur tous les adversaires. C’est cette particularité qui fait du Bocuse d’or un concours hors norme.

… qui soulève de plus en plus l’enthousiasme à travers le monde
Après plus de 10 éditions, la magie du Bocuse d’Or continue à opérer et prend même des proportions inimaginables. Certaines nations, telle la Norvège, sélectionnent leurs candidats près de deux ans avant le concours, pour qu’ils aient le temps de se préparer psychologiquement et physiquement, de répéter leur recette des centaines de fois, de mobiliser leur fan-club et de réunir des sponsors pour financer l’aventure.
Dans d’autre pays, comme au Japon, l’engouement est tel que les deux jours de compétition sont retransmis en direct sur une chaîne de télévision nationale. L’Islande affrète un avion spécial, paré des couleurs du Bocuse d’Or, pour mener son équipe à Lyon.
Partout, le Bocuse d’Or remporte un tel succès qu’il faut organiser des sélections nationales, puis continentales, afin de départager les candidats. Cette année, la Copa Azteca, qui s’est déroulée du 28 au 30 septembre 2006 à Mexico, a permis de présélectionner les candidats d’Amérique Latine (Argentine, Brésil et Mexique).

Si près des étoiles !
Ce succès sans précédent n’est pas innocent. Car le Bocuse d’Or réunit, sans conteste, les meilleurs cuisiniers de la planète. Ceux qui ont atteint le podium touchent les étoiles, et pas seulement en rêve. En France par exemple, Michel Roth, actuel directeur des cuisines du Ritz, à Paris, a été désigné Bocuse d’Or en 1991.

Quatre ans plus tard, Régis Marcon, illustre propriétaire de l’Auberge des Cîmes, à Saint Bonnet-le-Froid, remportait le concours. En 1999, c’était au tour de Yannick Alleno, désormais chef du restaurant de l’hôtel Meurice à Paris, de monter sur la seconde marche du podium. 2001 consacrait François Adamski (chef de l’Abbaye Saint-Ambroix à Bourges) à la première place, 2003 voyait Franck Putelat (propriétaire du parc Franck Putelat à Carcassonne) attraper l’argent… Et en 2005, Serge Vieira, alors second de Régis Marcon à Saint-Bonnet-le-Froid, remportait l’or.
Ils ne sont pas les seuls : en Norvège, Bent Stiansen (Bocuse d’Or en 1993), propriétaire de deux restaurants, est une star du petit écran. Terje Ness (Bocuse d’Or en 1999) et Charles Tjessem (Bocuse d’Or en 2003) font partie des chefs les plus réputés du pays. Côté suédois, Mathias Dahlgren (Bocuse d’Or en 1997) fait toujours parler de ses plats d’inspiration méditerranéenne. Au Luxembourg, Léa Linster, seule femme Bocuse d’Or (en 1989) dirige trois restaurants et démocratise la grande cuisine par ses livres et ses émissions de télévision.

Un tremplin professionnel
En sortant les chefs du secret de leurs cuisines, le Bocuse d’Or leur permet d’étoffer leur réseau, et, surtout de se faire connaître. Ce concours international leur offre une notoriété à la hauteur de leur talent. Dès la première édition, Jacky Fréon, premier Bocuse d’Or, avait été soufflé pour l’engouement du public et des médias. « Quand mon nom a été prononcé lors de la remise des prix, je me suis retrouvé face à un mur de photographes », raconte-t-il. « Et, à mon retour au Lutétia, dont je dirigeais les cuisines, mes collègues avaient tapissé un salon entier des coupures de presse qui relataient l’évènement. C’était extraordinaire ! » Franck Putelat affirme que le chiffre d’affaires de son restaurant (il officiait alors à la Barbacane, à Carcassonne), a augmenté de 30 % dans les mois qui ont suivi le concours. Quant à Léa Linster, elle estime que son titre lui a permis d’ouvrir son propre restaurant.

Un livre-évènement
Pour célébrer les 20 ans du Bocuse d’Or, un livre va être édité. CHEFS DU MONDE, « le journal des 20 ans du Bocuse d’Or », retrace l’histoire du concours et donne la parole à ses principaux acteurs. Tenants du titre si convoité, membres du jury et acteurs du concours font entrer les lecteurs dans les coulisses du concours, à travers des anecdotes inédites.
Disponible à partir de décembre, aux éditions Glénat.

Ce qu’il faut savoir sur le Bocuse d’Or 2007…
· les dates : les 23 et 24 janvier
· le lieu : l’Espace des Chefs, la plus grande arène gastronomique du monde (soit 6.300 m²) installée au Salon International de la Restauration, de l’Hôtellerie et de l’Alimentation (Sirha), à Lyon
· les candidats : 24 cuisiniers venus du monde entier (les pays en compétition cette année sont l’Afrique du Sud, l’Allemagne, l’Argentine, l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Brésil, le Canada, la Chine, le Danemark, l’Espagne, les Etats-Unis, la France, l’Islande, l’Italie, le Japon, le Luxembourg, le Mexique, la Norvège, le Royaume-Uni, la Russie, Singapour, la Suède et la Suisse)
· le jury : 24 chefs issus des 24 pays participants. La présidence d’honneur est assurée par Heston Blumenthal. La présidence internationale revient à Serge Vieira, tenant du titre.
· les produits : le flétan blanc, « Saint des Fjords de Norvège™ » et le crabe royal de Norvège, pour le poisson et le poulet de Bresse pour la viande.

http://www.bocusedor.com/