24.1.07

Kiwi : Le meilleur rapport « qualité fruit » (partie 2)


L’Epopée du kiwi

Le kiwi français que nous dégustons de novembre à mai, est le fruit d’une liane robuste et prolifique originaire de Chine, l’Actinidia.
Découvert dans la vallée du Yang Tsé Kiang, ce fruit classé parmi les aliments de vie, est alors appelé “Yang Tao” Pêche du Yang ou “Mihou Tao” Pêche du Macaque par les anciens. Ce n’est qu’en 1960 que les néo-zélandais, baptisent ce fruit “kiwi”, du nom maori de l’oiseau emblème de leur pays.


En développant cette culture dans les années 1970, la France et d’autres pays européens ont conservé ce nom, qui se confond aujourd’hui avec celui de la variété la plus connue : le kiwi Hayward, variété obtenue par sélection de semis en Nouvelle Zélande.
Avec une récolte variant entre 60 000 et 70 000 tonnes selon les années, la France est aujourd’hui le 5ème producteur mondial après la Chine, l’Italie, la Nouvelle Zélande et le Chili.
Cette production assure l’approvisionnement de 60% du marché intérieur entre début novembre et fin mai, 40% de la récolte étant destinée à l’exportation vers une trentaine de pays d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Sud.

Du Kiwi sur ordonnance ?

C’est un fait largement démontré, les fruits et légumes doivent avoir une place prépondérante dans notre alimentation. Mais quand vient l’heure du choix dans l’assiette, pas toujours facile de trouver le produit gourmand, concentré en bienfaits pratique à manger et facile à conserver…Alors, dans la jungle des fruits, s’il en est un à ne pas négliger et même à prescrire à volonté c’est le Kiwi. Classé parmi les 10 fruits préférés des français pour son goût acidulé, il mériterait une première place pour son rapport “qualité fruit” surtout qu’il suffit de se munir d’une petite cuillère pour en recueillir tous les bienfaits, alors, on commence la cure ?

Le kiwi : Un fruit sain dans une peau saine


Le kiwi est issu d’une plante dioïque. Cela signifie que des fleurs mâles et des fleurs femelles poussent sur des pieds séparés. La pollinisation, qui permet la fécondation, est donc une étape importante pour l’obtention de beaux fruits. Elle se fait par les insectes, en particulier les abeilles. Les arboriculteurs installent donc 7 à 8 ruches par hectare pour faciliter la pollinisation. Une méthode 100% naturelle.
Il en est de même pour la protection des fruits. Le kiwi présente la particularité d’être peu sensible aux maladies et de repousser les attaques de prédateurs indésirables. Il est possible que la peau externe du fruit, duveteuse, constitue une protection efficace, et que la composition même du kiwi (notamment la présence d’acides organiques et d’enzyme) lui assure une capacité “d’autodéfense” originale.
Les interventions en culture sont de ce fait très limitées, ce qui permet d’offrir aux consommateurs un produit particulièrement sain et naturel.

Kiwi : n°1 en éléments nutritifs, léger en calories


Une étude menée en 1997 par le Pr. Paul La Chance (1) a fait ressortir que le Kiwi était un vrai concentré de substances nutritives ; il est même premier de la classe parmi tous les fruits les plus courants. Pour chacun des 27 fruits de grande consommation, l’indice “Daily Value” (DV) a été déterminé ; cet indice exprime la capacité du fruit à fournir les quantités journalières recommandées pour 9 éléments nutritifs jugés essentiels (vitamine C, provitamine A, Vitamines B1, B2, B3, B9, calcium, fer et protéines). Le kiwi a obtenu la meilleure note avec un 16 laissant loin derrière lui des aliments courant comme la banane (5) ou la pomme (2). Son apport calorique demeure pour autant modeste avec pas plus de 47 calories pour 100g. Un autre indice calculé dans cette étude, l'indice CPN ("Calorie Per Nutrient") est également très favorable au kiwi. Il représente la quantité de calories nécessaires pour couvrir 1% de l'apport quotidien recommandé en nutriments. Un indice CPN bas est recherché : il signifie que l'aliment est capable de fournir beaucoup d'éléments nutritifs avec peu de calories. Le kiwi fait partie des 5 fruits ayant l'indice CPN le plus bas : il peut donc être très apprécié par des consommateurs soucieux à la fois de la qualité de leur alimentation, et de leur poids

(1) Etude du Pr. P.A Lachance (38ème réunion annuelle de l’american college of nutrition à NY le 27/09/1997)

Le Kiwi à la loupe

Tableau des apports journaliers recommandés (AJR) et de la couverture des AJR pour 100gr de Kiwi.

AJR*
Pour 100 g net
De Kiwi
% AJR pour 100g
de kiwi
Vitamine C
Vitamine E
Thiamine B1
Riboflavine B2
Niacine B3
Vitamine B6
Folacine
Calcium
Phosphore
Fer
Magnésium
60 mg
10 mg
1,4 mg
1,6 mg
18 mg
2 mg
200 mg
800 mg
800mg
14 mg
300 mg
80 mg
3,0 mg
0,01 mg
0,04 mg
0,40 mg
0,13 mg
37 mg
27 mg
37 mg
0,4 mg
17 mg
133 %
30 %
inférieur 1 %
2,50 %
2,20 %
6,50 %
18,50 %
3,40 %
4,60 %
2,80 %
5,60 %
*Source : Directive européenne CEE 90 496


Prévenir avec le kiwi

Un antioxydant de chocLe kiwi est naturellement riche en Vitamine C et Vitamine E (des vitamines ayant une puissante activité antioxydante) ainsi qu'en polyphénols. Ces substances apportées conjointement agissent en synergie, ce qui renforce leur action. De ce fait, le kiwi fait partie des fruits ayant l'activité antioxydante la plus puissante.
À la façon d'un antirouille, l'antioxydant protège les cellules de notre corps contre l'oxydation ou la dégradation causée par l'agression des radicaux libres en les neutralisant. Les recherches scientifiques ont démontré que 90% des maladies seraient reliées à ce phénomène d’oxydation. On attribue aujourd’hui aux substances antioxydantes présentes dans les aliments de nombreux effets bénéfiques. Elles permettent notamment la neutralisation des radicaux libres, dont l’accumulation provoque le vieillissement cellulaire prématuré et favorise les pathologies cardio-vasculaires ainsi que certains cancers.
Aujourd’hui, de plus en plus, les spécialistes en nutrition recommandent aux consommateurs d'opter pour les aliments ayant une bonne teneur en antioxydants pour mieux se protéger contre les agressions des radicaux libres, du cancer et des autres maladies.
Le kiwi est aussi particulièrement riche en lutéine, un antioxydant qui pourra réduire le risque de dégénérescence maculaire liée à l’âge. Lors d’une étude récente, le kiwi s’est mieux classé que l’épinard et que tous les autres fruits et légumes, à l’exception du maïs jaune, pour sa teneur en lutéine.
D’autres substances présentes dans le Kiwi, et qui restent à identifier très précisément, jouent probablement aussi un rôle bénéfique. En effet, on a pu mettre en évidence (cité par Joyeux H. : “le kiwi en nutrition et cancer”entretiens de Bichat 1991, Paris), avec le kiwi ou de l’extrait de kiwi, une action anti-cancérigène et anti- mutagène ; et avec le kiwi un effet inhibiteur de la nitrosation, une des étapes du processus de formation de nitrosamine cancérogène à partir des nitrates.
Mais déjà les études réalisées montrent l’intérêt de la consommation régulière de kiwi pour un bon statut nutritionnel, et soulignent ses caractéristiques d’excellent “aliment prévention”…


Booster et désintoxiquer notre métabolisme avec la vitamine C du Kiwi


Assurer son apport quotidien en vitamine C, avec un kiwi c’est gagné ! Le kiwi est l’un des fruits les plus riches en vitamines C. 1 gros kiwi suffit à l'apport nutritionnel quotidien de vitamine C qui atteint le taux remarquable de 80 mg aux 100 g (certains kiwis pouvant en apporter jusqu'à 100 ou 130 mg, voire plus). Le kiwi renferme donc pratiquement deux fois plus de vitamine C que les agrumes pourtant souvent cités comme référence dans ce domaine. De plus, ce taux reste stable au fil du temps car dans le kiwi, la vitamine C est bien protégée par la peau du fruit (qui fait barrage vis-à-vis de l'oxygène de l'air) et par la présence des acides organiques abondants. La vitamine C naturelle intervient dans de nombreux métabolismes (du fer, du collagène, des glucides, protides, lipides…), dans le bon fonctionnement musculaire et cérébral, dans le contrôle de l’ossification et dans la lutte contre les infections bactériennes et virales. Elle participe aux mécanismes de défense immunitaire, et possède une action antioxydante et anti-radicaux libres. Une propriété remarquable de la vitamine C naturelle est son innocuité, même administrée à haute dose durant de longues périodes, et il est peu de substance aussi atoxique avec une telle activité physiologique.
En hiver, le kiwi champion de la vitamine C constitue donc un excellent moyen naturel pour améliorer les défenses immunitaires. Il doit donc être largement consommé pour lutter contre toutes les affections fébriles et infections. La vitamine C du kiwi aide également à traverser le stress (pollution, fumée, fatigue) de la vie urbaine grâce à ses qualités antitoxiques. D’ailleurs, le corps d'un fumeur consomme bien plus de vitamine C qu'un non fumeur (chaque cigarette consomme 25 mg de vitamine C). Ses réserves s'épuisent donc très vite. A l’instar d’autres sujets souvent carencés comme les personnes âgées, les personnes qui consomment peu de fruits et légumes frais, ou encore les patients prenant souvent certains médicaments de façon prolongée (œstrogène ou aspirine, par exemple), la consommation régulière d’1 kiwi représente une excellente solution pour compenser les pertes et pour reconstituer les réserves.
Les autres vitamines et bienfaits du kiwi
vec seulement 47 calories pour 100g, le kiwi renferme nombre de provitamines et vitamines particulièrement salutaires.
Le kiwi fournit de la vitamine E au taux appréciable de 3mg aux 100g. Cet apport est intéressant et insolite : la plupart des bonnes sources alimentaires de vitamine E (huile végétales, avocat…) sont des aliments gras, riches en lipides. Or, le kiwi n’en renferme que 0,6g aux 100g. Mais on consomme, avec la pulpe du kiwi, ses petites graines dans lesquelles sont concentrés les lipides et la vitamine E liposoluble.
La vitamine E (nom générique donné aux tocophérols actifs) est une vitamine puissamment antioxydante, qui joue un rôle protecteur pour les membranes cellulaires en la protégeant de l’oxydation par les radicaux libres.
Un petit résumé des autres vertus de ce fruit gagnant : Provitamine A (0,05 mg aux 100 g), vitamines du groupe B, en particulier de la vitamine B6 ou pyridoxine et de la vitamine B9 ou acide folique. Peu de fruits ont une teneur en acide folique, ou vitamine B9, équivalente à celle d’une portion de kiwi car le kiwi couvre 10% des Apports journaliers recommandés aux États-Unis. L’acide folique est essentiel à la reproduction et à la formation des globules rouges. Une carence en acide folique peut contribuer à certains problèmes d’anémie. L’acide folique est particulièrement important pour les femmes enceintes car il protège contre les maladies congénitales.

Des minéraux utiles
Le kiwi renferme aussi des minéraux variés (au total, plus de 700 mg aux 100 g). Sa densité potassique (teneur en potassium pour 100 kcalories) est très élevée, elle est supérieure à 600 mg/100 kcalories : le kiwi surpasse ainsi la banane (430 mg de potassium/100 kcalories), pourtant réputée sur ce plan. Cette haute teneur en potassium est notamment favorable au système cardio-vasculaire. Les taux de calcium (27 mg aux 100 g) et de magnésium (17 mg) sont relativement importants. De nombreux oligo-éléments sont présents, notamment le fer (0,4 mg aux 100 g), le cuivre (0,14 mg), le zinc (0,12 mg) et le manganèse (0,10 mg).

Des fibres efficaces pour les intestins paresseux…Les fibres du kiwi sont abondantes (2,5 g aux 100 g) et bien réparties entre les fibres insolubles (cellulose, hémi-cellulose) qui représentent environ les 2/3 du total, et les fibres solubles (pectines) pour le reste. Il apporte davantage de fibres qu’une portion de flocons de son et quatre fois plus qu’une tasse de céleri émincé. Les fibres solubles semblent jouer un rôle protecteur pour les maladies cardiaques et le diabète, alors que les fibres insolubles contribuent à la prévention de la constipation, de la diverticulite, des hémorroïdes et de certaines formes de cancer.
Le Kiwi pourrait donc constituer un supplément alimentaire utile, en particulier pour les personnes souffrant de constipation chronique

Un ADN plus résistant avec le Kiwi
Dans le but d’évaluer les effets de la consommation de kiwis, fruit spécialement riche en vitamines C et autres antioxydants, sur le niveau d’oxydation de l’ADN et son potentiel de réparation, une cure de kiwis a été prescrite à des volontaires sains. Les concentrations plasmatiques en antioxydants et la résistance de l’ADN lymphocytaire aux attaques oxydantes ont été mesurées ainsi que les capacités de réparation de cet ADN. Les volontaires ont consommé 1,2, ou 3 kiwis par jour pendant 3 semaines, séparées par deux semaines de repos entre chaque cure. La concentration plasmatique en vitamine C a augmenté surtout avec les doses de 2 et 3 kiwis par jour, ainsi que le B carotène. La résistance de l’ADN lymphocytaire à l’eau oxygénée et à l’action de l’endonucléase III est sensiblement améliorée. Les auteurs remarquent que l’amplitude des effets bénéfiques n’est pas proportionnelle au nombre de kiwis consommés sans pouvoir expliquer le phénomène.
Ces effets sont obtenus avec des doses de kiwi relativement faibles et aisément applicables avec une alimentation équilibrée.

Nutrical modulation of DNA repairs in a human intervention study. (A.R Collins, V. Harrington, J. Drew and R. Melvin. Carcinogenesis, 2003)

Kiwi : Un traitement naturel pour un cœur sain
La consommation de kiwis réduit l’agrégation des plaquettes et les taux de lipides plasmatiques chez des personnes en bonne santé.
Malgré la grande richesse des kiwis en antioxydants (vitamine C, vitamine E et polyphénols) leurs effets cardioprotecteurs sont encore mal connus. Ces micronutriments protègent les parois vasculaires de l’oxydation, réduisant les taux de lipides plasmatiques (LDL-cholestérol et triglycérides) et l’agrégation des plaquettes. L’adhésion et l’agrégation des plaquettes au niveau des parois vasculaires jouent un rôle majeur dans ce développement et la stabilité des plaques athérosclérotiques.
Cette étude norvégienne évalue si la consommation de kiwi modifie le profil des lipides plasmatiques et module l’activité des plaquettes, dont l’hyperactivité est un facteur de risque de maladies cardiovasculaires.
12 hommes et 18 femmes volontaires en bonne santé, âgés de 20 à 51 ans, ont participé à l’étude. Ils ont consommé 2 à 3 kiwis par jours pendant 28 jours, sans aucune autre modification de leur régime alimentaire. A l’issu de l’étude il apparaît que la consommation de 2 ou 3 kiwis par jour pendant une période de 28 jours entraîne une augmentation significative de la concentration plasmatique totale d’antioxydants et de vitamine C. L’agrégation des plaquettes, induite par des agents agrégants (collagène et ADP) est réduite de 18% et le taux de triglycérides plasmatique demeure inchangé.
La consommation de kiwi pourrait donc présenter un bénéfice prophylactique ou thérapeutique dans la prévention et l’arrêt des processus pathologiques qui conduisent aux maladies cardiovasculaires, via une modulation des taux de triglycérides plasmatiques et la réactivité des plaquettes.

Effects of Kiwi fruit consumption on platelet aggregation and plasma lipids in healthy human volunteers. Ductaroy AK et Jorgensen A. Platelets 2004; 15(5); 287-292 (cf: annexe)


Annexe :

Effects of kiwi fruit consumption on platelet aggregation and plasma lipids in healthy human vounteers. Duttaroy AK et Jorgensen A. Platelets. 2004;15(5):287-292.

L’étude montre que les bienfaits du kiwi sur la santé cardiovasculaire sont les mêmes que ceux de l’aspirine

Cette information intéressera ceux qui prennent chaque jour de l’aspirine pour améliorer la santé de leur coeur… et les autres. Il existe un moyen plus agréable et plus savoureux d’obtenir les mêmes effets bénéfiques : manger 2 à 3 kiwis par jour.

Une étude récente menée par l’université d’Oslo en Norvège montre que la consommation de 2 à 3 kiwis par jour peut contribuer à la fluidification du sang, à la réduction de la coagulation et à la baisse des graisses dans le sang – qui peuvent être à l’origine d’obstruction -, sans incidence négative sur les taux de cholestérol. En résumé, la consommation de kiwis a des effets similaires à la dose quotidienne d’aspirine recommandée par les médecins pour améliorer la santé cardiovasculaire, sans les effets secondaires.

« Il a été démontré que les médicaments contribuant à l’inhibition des plaquettes, comme l’aspirine, réduisaient le risque d’infarctus du myocarde, d’attaques cardiaques et de décès des suites d’une maladie cardiovasculaire », a indiqué le Professeur Asim K. Duttaroy de l’Institut des Sciences médicales fondamentales de l’université d’Oslo en Norvège, qui a dirigé la recherche. « Notre étude montre que la consommation de 2 ou 3 kiwis par jour a réduit de façon significative l’agrégation des plaquettes (coagulation sanguine) chez les volontaires humains. De plus, les niveaux de triglycérides de plasma ont également baissé chez ces volontaires ».

Dans son rapport de recherche qui a été publié dans l’édition d’août 2004 du Platelets Journal, le Dr Duttaroy explique que certains phytonutriments, connus sous la forme de composés polyphénoliques, sont largement présents dans les fruits et les légumes. Il fait remarquer que nombre d’entre eux ont des propriétés antioxydantes et également antithrombotiques, qui permettent d’éviter la coagulation sanguine. Toutefois, Duttaroy souligne que, bien que le kiwi contienne des quantités très importantes d’antioxydants comme les polyphénols et les vitamines C et E, ceux-ci n’ont pas été pris en compte dans l’étude.

« Le kiwi contient quelque chose qui est à l’origine d’un effet anti-plaquette », a indiqué le Dr Duttaroy. Il remarque également qu’il semble que le mode d’action par lequel cette réaction est déclenchée est assez différent de celui de l’aspirine. « Une recherche approfondie sur l’identification du composé actif s’impose afin de conclure de façon plus définitive sur les raisons pour lesquelles la consommation de kiwis est si efficace ».

Toutefois, Duttaroy note que la recherche a permis de faire ressortir clairement un élément. La consommation de kiwis est un moyen efficace d’inhiber la coagulation du sang et peut améliorer le terrain cardiaque des adultes sains. Les volontaires qui ont participé à l’étude ont consommé 2 à 3 kiwis par jour pendant une période de 28 jours et ont présenté des baisses significatives de l’agrégation des plaquettes (coagulation sanguine) en comparaison avec les groupes témoins, et ce malgré le fait que tous les volontaires ont conservé leur régime alimentaire habituel au cours de la période de supplémentation. En outre, après une période de « nettoyage » de deux semaines au cours de laquelle les volontaires ont arrêté de consommer des kiwis, leur concentration sanguine est revenue au niveau de référence relevé avant la période de supplémentation.

Le Dr Duttaroy explique que le niveau de dosage administré dans le cadre de l’étude était limité à 2 à 3 fruits par jour afin d’éviter les effets secondaires négatifs. Il fait également remarquer que la consommation de kiwis ne devrait pas, selon toute attente, créer l’un des facteurs de risque associés à la prise d’aspirine, tels que les douleurs d’estomac et l’augmentation des hémorragies et des saignements, et qu’elle ne semble pas perturber les effets des autres médicaments.

« Les résultats de notre étude sont assez encourageants et indiquent que le kiwi constitue une excellente alternative pour les personnes qui essaient d’améliorer la santé de leur cœur par le biais d’un régime alimentaire », a indiqué Duttaroy. « Une recherche plus approfondie s’impose mais d’ores et déjà, nous recommanderions la consommation de kiwis afin de prévenir ou stopper les processus qui conduisent aux maladies cardiovasculaires ».

Outre ces bienfaits récemment découverts sur les maladies cardiovasculaires, une étude récente menée par Rowett Research Institute, institut britannique de renommée internationale, montre que la consommation quotidienne de kiwis peut apporter une protection importante contre les dommages à l’ADN qui peuvent être la cause de cancer et que, de façon plus significative,le kiwi accélère grandement la réparation des dommages à l’ADN. Voir article : Carciogenesis vol.24 no.3 pp.511- 515 , 2003
Nutritional modulation of DNA repair in a human intervention study
Andrew R.Collins , Vikki Harrington , Janice Drew and Rachel Melvin