14.1.07

L'Heureux Père, retour des îles

C’est pour un voyage au long cours que s’embarquent les clients d’Alain Delage, le chef de L’Heureux Père !

Passionné de cuisine depuis son âge le plus tendre (il dit qu’il est « né avec l’envie de uisiner » !), Alain Delage, 36 ans, démarre son parcours professionnel dans des établissements souvent étoilés (La Tour d’Argent, Flora Danica, Le Delmonico, L’Auberge de la Source…). Mais c’est pour d’autres étoiles, celles des mers chaudes baignant les Antilles et celles qui illuminent les nuit Caraïbes, qu’il choisira de partir…

En 1991, il s’envole pour Saint-Martin, à Grand Case, où il sera chef des cuisines du Key Largo, puis du Tastevin et du Tou’bagaille.
Parallèlement, il travaille avec son parrain Francis Delage – l’un des meilleurs chefs spécialistes de la cuisine créole – à la réalisation de l’encyclopédie « Saveurs de la Table Créole » (6 volumes !) et à de nombreuses émissions de télévision sur le sujet.
Il représentera également les Antilles, toujours avec Francis Delage, en 1996 et 1997, lors des garden-party de l’Elysée données par Jacques Chirac.
Au hasard des rencontres et des circonstances, Alain Delage continue à voyager. En 1998, il est à La Havane, où il forme les chefs du groupe Mélia, le plus important groupe hôtelier de Cuba.

Il prend ensuite la mer pour Saint-Martin, où il s’occupe de l’ouverture du restaurant La Playa (Orient Bay) puis pour Saint-Barthélémy, où il dirige le service traiteur de La Route des Boucaniers (Gustavia).
De nombreux clients de La Route des Boucaniers sont les cuisiniers des yachts de richissimes américains ou saoudiens. Et c’est tout naturellement qu’Alain embarque comme chef à bord du Walkabout pendant un an, puis du Lady Fiesta, 10 mois durant.

Expériences fondatrices dans l’exercice de son métier : deux tours du monde, avec leurs nombreuses haltes dans les ports, le marqueront à jamais : « à chaque escale, il faut commencer par les marchés. Regarder, sentir, goûter les produits. On mange partout, sur les marchés… sauf en Europe ! ».

Chaque étape est l’occasion de rapporter au bateau les produits de la région : passionné d’épices, de condiments, de mélanges de saveurs, Alain invente, voyage après voyage et s’essaye avec succès à une cuisine métisse, intelligente, entraînante.

2004. Alain Delage repart à terre, à Saint-Martin, où il ouvre son restaurant, Les Boucaniers. Mais l’appel du large est le plus fort : en 2005, il embarque à bord du Christine, un yacht de 47 mètres, pour un dernier tour du monde aux commandes des cuisines.

Besoin de retrouver ses racines ? Il rentre définitivement en France pour ouvrir, en février 2006, L’Heureux Père.
Nouveaux horizons, nouvelle vie pour lui, nouveaux murs pour sa cuisine, spécifique, très personnelle, née de ses voyages, ses souvenirs, ses itinérances, qui ne découle d’aucune mode, qui n’a été inspirée par aucun courant.

Alliant décontraction et grande rigueur, Alain Delage ne se réclame d’aucune chapelle, n’imite personne, ne cherche pas à entrer dans une quelconque famille gastronomique.
Il se « contente » de faire voyager les produits dans l’assiette pour mieux nous surprendre, jonglant avec les épices, mariant le Nord avec le Sud, jouant les îles contre la métropole, associant le doux et le piquant, pointant le tout d’une petite note acide…

Croisements de pointes vives, relevées, incisives et de notes moelleuses, tendres, veloutées, de chauds et de froids, de sucrés et de salés… Sa cuisine nous invite à des déambulations nonchalantes au milieu de marchés odorants, à des plongées en eaux chaudes et limpides, des découvertes de paysages inconnus…
Il y a de l’Afrique et de l’Inde dans la Salade de queues d’écrevisses au curry, salpicon de mangues au basilic, les Antilles dans le Féroce d’avocat, l’Asie dans la Brochette de blanc de volaille et ananas mariné au saté, un peu d’Espagne et un zeste d’Afrique dans le Pavé de mérou rôti au piment d’Espelette, jus de chorizo, lentilles au lard.
Avec le Velouté de volaille aux cèpes et sa raviole de foie gras suivi des Truffes chaudes de bananes flambées, pain d’épices et cacao, vous aurez une cuiller de Périgord et une fourchette en Guadeloupe !

Une carte des vins constituée aux coups de coeur

C’est à une recherche pointue qu’Alain Delage se livre régulièrement pour choisir les vins qui se marieront à sa cuisine… avec un solide principe de base, qui vaut pour chaque vin de la centaine affichée : des prix abordables.

Amoureux fou des vins, Alain Delage part du principe que le prix ne doit pas être un frein à l’envie de ses clients de s’offrir une jolie bouteille.
Objectif atteint : tant à midi que le soir, la quasi-totalité des clients choisit de commander du vin… et pas au verre !

Sa carte des vins affiche une sélection d’une grande cohérence, effectuée dans le même esprit que celui qui préside à l’élaboration des plats : personnalité, originalité, découverte.
Alain avoue une préférence marquée pour les vins de la vallée du Rhône tels que les vacqueyras du domaine Le Sang des Cailloux, qui se caractérisent par les épices, la puissance et l’équilibre, les châteauneuf-du-pape du Château La Nerthe, pour leur élégance, leurs arômes herbacés, épicés et de fruits rouges, ainsi que ceux du Domaine Perrin et Fils, denses, structurés et corsés. Côté blancs, il affiche une affection toute particulière pour les hermitage blancs de Michels Chapoutier pour leur minéralité et leur fraîcheur.
On peut aussi trouver à sa carte des vins rouges, un sancerre 2004 de Paul Prieur et fils, un pic-saint-loup 2002 du Château de Lascaux, les bourgognes du Domaine Parigot, beaucoup de 2èmes vins de grands châteaux bordelais.
Parmi les blancs, les Vieilles Vignes Eparses du Domaine de Bellivière, en coteaux-du-loir, les alsaces du Domaine Weinbach ou les chablis grand cru du Domaine Fèvre

La discrète devanture corail, surmontée du visage amusé d’un « heureux père », s’ouvre sur une salle de 22 couverts.
Le ton est donné d’emblée : roux fauve cannelle, jaune safran, noir vanille, rouge paprika, brun cacao…
Aux murs, des souvenirs des voyages d’Alain Delage : photos et objets divers entourent sa collection personnelle de rhums vieux, qui sera bientôt mise en valeur sur une étagère éclairée.
Réussissant le tour de force d’être présent en cuisine et en salle, Alain a fait ouvrir la cuisine sur les deux côtés donnant sur la salle. Une fenêtre dans un autre mur lui permet de garder un œil sur la terrasse.

Déjeuner au jardin

Surprise ! Un petit escalier au fond de la salle débouche sur une adorable et inattendue terrasse de 28 couverts. Noyée dans la verdure, abritée du vent et du bruit, bien ensoleillée (bien que, pour l’instant, praticable uniquement par des températures très douces !), elle nous transporte en Provence – sans les cigales, ou en Grèce – sans la mer !
Avec ses murs chaulés de blanc et de jaune, ses bambous et ses palmiers, elle est un îlot bienvenu, un espace au charme dépaysant…

… et un verger-potager ingénieux ! : figues, pommes, framboises, raisin, groseilles, herbes aromatiques, tomates se mêlent en un savant fouillis aux arbustes décoratifs, aux plantes d’extérieur, aux fleurs de saison.
Et, chaque matin, Alain Delage va cueillir les produits de saison de son petit jardin de Saint-Cloud… pour sa cuisine du monde !

L’Heureux Père
47 bis boulevard Sénard – 92110 Saint-Cloud
Tél : 01 46 02 09 43 – Fax : 01 46 02 93 28
e-mail : lheureuxpere@wanadoo.fr


Jours d’ouverture : du lundi midi au vendredi soir, samedi soir et dimanche midi
Fermetures : samedi midi et dimanche soir

Formules : Formule déjeuner à 19 € (plat et dessert) changée tous les jours
A la carte, le prix des entrées varie de 10 à 16 €, celui des poissons de 19 à 24 €. Les viandes s’échelonnent de 17 à 22 € et les desserts, de 7 à 9 €.
Ticket moyen : 26 à 32 euros au déjeuner
45 à 53 euros au dîner

Alain Delage assure également des services de traiteur (-15 % du prix indiqué sur la carte)
Les clients peuvent acheter leurs vins au restaurant, avec une remise de 15 % sur le prix indiqué à la carte.

Capacité : 22 couverts en salle
28 couverts en terrasse

Modes d’accès : tramway : station Les Milons – ligne 2 (à 11 minutes de La
Défense) – La Défense – Issy-les-Moulineaux
bus : ligne 175 : arrêt L’Aqueduc
Ligne Asnières Genevilliers Gabriel Péri – Porte de Saint-Cloud)


Le restaurant L’Heureux Père est situé à 10 minutes à pieds du pont de Suresnes ainsi que du pont de Saint-Cloud et à 5 minutes à pieds de l’hippodrome de Longchamp (par l’aqueduc du bois de Boulogne)