8.6.07

Faites une pause musique ensoleillée avec le melon charentais jaune

Le melon charentais jaune, fi che d’identité
“ Le melon charentais jaune est un fruit arrondi et côtelé. Sa robe vert clair jaunit à maturité. La chair du melon charentais jaune est orangée, juteuse, sucrée et parfumée.” Source : Extrait Larousse gastronomique.

Savoir le reconnaître et le choisir :
Le melon charentais jaune est le roi des melons. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, c’est aussi le plus répandu mais mieux vaut savoir le reconnaître et le choisir à son arrivée sur les étals.

Mini calendrier : de mai à septembre inclus.
Et oui, le melon égaye les assiettes jusqu’à la rentrée des classes, pour fi nir les vacances sur
une note de douceur.
Reconnaître le melon charentais jaune sur les étals : Si les producteurs français ont choisi de ne
cultiver que du melon charentais jaune, c’est bien parce que ce dernier a plus d’arôme et de parfum que le melon charentais vert.

Le melon charentais jaune est un produit essentiellement français : Il est cultivé et consommé en France.
Le melon charentais vert, que l’on trouve dès le mois d’avril, est un produit importé d’Espagne
ou du Maroc.
Ce n’est qu’au mois de mai que le melon charentais jaune apparaît.
Attention au prix ! le melon charentais vert est en général un peu moins cher que le jaune.
En effet, le melon charentais jaune demande beaucoup plus de savoir-faire et de travail que
le melon charantais vert. Ce dernier est récolté en une seule fois et possède de moindres
qualités organoleptiques (goût, saveur, ...).

Équation estivale : melon + bonne humeur = bien-être
Outre ses qualités organoleptiques, le melon charentais jaune possède également des vertus non négligeables pour le corps.
Le melon est un légume dit “crudité“, au même titre que le concombre, par exemple. Avec ses 95 % d’eau, il est très peu calorique (seulement 30 calories pour 100 g). La teneur en sucre du melon charentais jaune est assez élevée – environ 12°Brix – lorsqu’il est mûr à point.
Le melon charentais jaune n’est pas seulement rafraîchissant. Il est également riche en vitamines et minéraux. Revue d’assiette :
• carotène / provitamine A : 2 mg pour 100 g (50 % des AJR* )
• vitamine C : 25 mg pour 100 g (35 % des AJR)
• potassium : 300 mg pour 100 g
• oligo-éléments, fi bres et minéraux font également partie de la liste des qualités du melon.

La provitamine A contenue dans le melon est excellente pour la vue et la peau. Elle intervient
également dans le mécanisme de croissance cellulaire. Anti-oxydant grâce au carotène, il est aussi un partenaire minceur car il facilite l’élimination.
Avis aux amateurs de médecine douce : L’huile de graine de melon, comestible, possède des propriétés pectorales et calmantes. En quelques mots, il a tout bon, le melon !
(*) AJR = Apport Journalier Recommandé.

Un peu d’histoire
Sans doute originaire d’Afrique tropicale et subtropicale, connu en Chine mille ans avant J.C, apprécié en Europe du Sud depuis l’Antiquité, le melon fut introduit en France à la fi n du XVe siècle par Charles VIII, qui le rapporta, lors des guerres d’Italie, de Cantalupo, domaine voisin de Rome appartenant aux papes.
Ceux-ci développèrent ensuite la culture du melon près d’Avignon.

Jusqu’à la fi n du XVIIIe siècle, le melon, restant rare, est un met précieux.
Parmi les amateurs de melons, on compte notamment Henri IV et Alexandre Dumas.
Au Japon, le melon est encore considéré comme une offrande et est un cadeau princier.

Où pousse-t-il ?

Le melon charentais jaune représente environ 90 % de la production française de melons.
Contrairement à ce que son nom semble indiquer, le melon charentais jaune ne se trouve pas qu’en Charente. C’est le nom de ce type, sans doute parce qu’à l’origine, les plantations étaient en Charente.
Aujourd’hui, les régions productrices de melons charentais jaunes sont le Centre-Ouest, le Sud-Ouest et le Sud-Est, où les cultures en plein air se développent fortement.

Rafraîchissant et désaltérant, le melon est sans conteste le roi de l’été. Il est donc présent
sur les étals jusqu’à la fi n septembre, où la production française de melons charentais jaunes
est encore importante et toujours d’excellente qualité. Il faut donc en profi ter pour prolonger
les délices des vacances. Une pause ensoleillée, légère et digeste.

La culture du melon charentais jaune : quand excellence rime avec exigence
La plante de melon est une liane herbacée assez longue. Ses grosses feuilles sont légèrement
lobées, ses fl eurs jaunes sont monoïques (chaque fl eur possède un sexe distinct). La plante fleurit de mai à septembre et donne naissance au fruit du même nom.

Fruit du soleil
Pour s’épanouir, il a besoin d’une terre à la fois fraîche, riche en humus et bien drainée.
C’est pourquoi, lorsqu’il fait très chaud, ses racines descendent jusqu’à un mètre sous terre afin de trouver les nutriments dont il a besoin.
Fruit de l’été par excellence, il doit aussi être baigné de chaleur et de soleil : il est à l’aise par une température minimale de 15°C. Par conséquent, le semis a lieu entre février et juin, selon les régions. Au printemps, la culture se fait encore sous tunnels, chauffés ou non. En été, les melons s’épanouissent en plein champs.

Au cours de la pousse, il faudra parfois tailler les plants de melons à plusieurs reprises et les arroser d’une eau à température ambiante selon leurs besoins.
Un melon pousse en trois à quatre mois et pèse environ 800 grammes et 1 kilo à la cueillette, qui se déroule entre mai et septembre, selon les régions et les modes de culture.
Quels que soient les terroirs, toujours les mêmes indicateurs : l’odeur se fait plus forte, les feuilles commencent à jaunir, le pédoncule se décolle, la cueillette peut commencer.
Du semis à la cueillette, le melon fait appel au savoir-faire de ses producteurs : un fruit cueilli
trop tôt ne fi nira pas de mûrir et manquera de goût.

Le marché du melon
La culture des melons en France s’étend sur plus de 14 800 hectares et la production française en 2006 est estimée à 293 061 tonnes.
Europech (Forum International des fruits et légumes qui rassemble les différents acteurs de la fi lière) prévoit une production de 291 000 tonnes en 2007. Le climat du mois d’avril ayant été
très favorable, la mise en place des cultures est excellente.
La plupart des melons sont achetés en hyper et supermarchés (respectivement 33,6 % et
23,5 %). Le reste des achats se fait sur les marchés et chez les primeurs.
2007 prévoit d’être une année charnière en terme de variétés. De nombreuses nouvelles variétés testées pourraient servir d’alternative à celles principalement cultivées (Cyrano,
Anasta, Hugo).
Les Belges, Suisses, Italiens, Allemands et Britanniques raffolent du melon français, qui s’est ainsi exporté à plus de 38 000 tonnes en 2006. De son côté, la France importe très peu de melons charentais jaunes. En effet, le Maroc est un gros producteur de melons charentais verts.
(source SCEES 2006 / Europech 2007)