14.12.07

Manifeste pour l’ail de nos terroirs

On le consomme depuis la nuit des temps. Il suscite des réactions d’enthousiasme vigoureux ou de rejet pincé, mais ne laisse pas indifférent. Étroitement associé à la gastronomie française, ses petites têtes blanches, roses ou violettes sont ancrées dans les assiettes. Pelé, haché, en purée, en gousse, en chemise… , il relève un plat, rehausse une saveur, magnifie une viande, une sauce, une salade comme peu de condiments. L’ail bien sûr ! Et pourtant, cet ail connu de tous est en réalité… méconnu ! On parle de l’ail en général alors qu’il faudrait parler de l’ail blanc de Lomagne ou de l’ail blanc de la Drôme, de l’ail rose de Lautrec, de l’ail rose d’Auvergne ou de l’ail violet de Cadours, etc..
Manifeste pour l’ail de nos terroirs, les variétés sélectionnées, le savoir-faire des producteurs, les signes de qualité qui font de l’ail français un ail hors du commun.Leçon aillée pour colorer ses plats :
- Ail blanc : représente 82% de la production française. Il se caractérise par la grosseur de ses bulbes et de ses caïeux. On le trouve sur les étals de juillet à janvier.
- Ail rose représente 11% de la production française. Réputé pour sa conservation, il peut se consommer de juillet à mars
- Ail violet, le plus discret, représente 7% de la culture d’ail en France. Son épiderme est strié de violet et on le déguste de juillet à décembre.