3.9.08

Bollinger rosé : Histoire d’une nouvelle rencontre

On l’évoquait parfois, chacun l’imaginait, comme un souvenir caché ou un rêve secret…
Certains la voyaient comme une silhouette féminine se dessinant au bout d’une allée dans le jardin de roses, fière et lumineuse dans la lumière d’un matin d’avril. Comme une vague inspiration de Tante Lily peut-être ?

Elle, c’était la cuvée Rosé de Bollinger.

Et lorsqu’elle apparut, sa présence s’imposa à chacun comme une évidence. Elle était à la fois totalement unique et pourtant indéniablement à l’aise parmi les siens. Une enfant de la famille.

Rien d’ingénu ni de frivole en elle. Elle avait cette grâce de la maturité commençante qui donne à croire que l’on peut jouer tous les rôles sans tricher, séduire sans mentir, s’offrir sans s’effacer.

Elle portait sa jeunesse comme une promesse déjà tenue, lumineuse et sereine, à qui le temps donnerait raison. Elle avait le charme qui intrigue et l’élégance qui rassure. Une présence, une allure, une aura, un style.

Elle était si totalement Bollinger et si singulièrement rosé. La promesse d’une nouvelle rencontre avec Bollinger.62% Pinot Noir 24% Chardonnay 14% Meunier


Assemblage avec 5% de vin rouge Dosage : 10 G/LAcidité totale : 4,1 G/L Alcool : 12,5% vol
http://www.champagne-bollinger.fr/


BOLLINGER ROSÉ

Une nouvelle cuvée chez Bollinger, c’est toujours à la fois un événement et une longue histoire. Rien dans cette Maison ne s’accomplit à la faveur d’un engouement passager ou d’un hasard miraculeux. Ici, le Temps est matière et mesure de toute chose. Il confronte l’intuition à l’expérience, invente l’avenir à l’aune de l’héritage. Toute « nouvelle » naissance assume pleinement l’histoire qui l’a précédée.L’héritage devient alors source d’inspiration.

Il aura fallu plusieurs années entre les premières évocations timides et les premiers assemblages. Le temps qu’il faut pour que l’audace de l’idée s’incarne dans l’excellence du vin.


Si Madame Bollinger approuva tardivement l’avènement d’un rosé millésimé – qu’elle voulut « Grande Année » (1976), nul ne doute ici qu’elle eut salué chaleureusement la naissance de cette nouvelle cuvée, cette fois non millésimée. Qui peut dire d’ailleurs si l’alliance de ce charme qui frise l’impertinence, et cette tenue si élégante qui signent la cuvée rosé, ne sont pas le fait d’une inspiration secrète de Tante Lily ?


Une filiation assumée et inspirée Bollinger Rosé appartient pleinement à la famille Bollinger. En toute liberté et de toute évidence.Sa composante majeure est l’assemblage Special Cuvée qui incarne depuis toujours l’exigence et le style de la Maison Bollinger. Special Cuvée associe à parité les deux dernières années de vendanges. L’adjonction de vins de réserve d’une grande diversité d’origines de crus et d’années, conservés de surplus en magnums bouchés liège, confère à l’assemblage la grande continuité de son style. Un vin puissamment architecturé mais dans une expression nette et précise, à travers une bouche ample qui déploie en finesse et en longueur une palette complexe d’arômes.


Bollinger Rosé, c’est donc d’abord un grand vin. Un vin complexe, élaboré de façon minutieuse, rigoureuse, passionnée. S’il a certes des inflexions féminines, c’est par l’intensité de son ravissement, par la délicatesse d’expression de sa puissance et par sa docilité à se laisser aimer.Mais si cette Cuvée est très Bollinger par sa filiation au Special Cuvée, elle l’est aussi par l’expression du vin rouge qui la compose.


L’expression du vin rouge, la signature de Bollinger RoséBollinger Rosé est élaboré par adjonction de vin rouge. Bollinger a depuis toujours une histoire singulière avec le vin rouge et témoigne en cela d’une connivence tout à fait personnelle avec la Bourgogne voisine.Les engagements qualitatifs de Bollinger sont là aussi portés à leur comble, car ils s’appuient sur les atouts naturels, historiques et stratégiques de la Maison.Tout commence avec la sélection de raisins provenant quasi exclusivement de Grands Crus du vignoble Bollinger, Aÿ et Verzenay. L’excellence de la matière première n’a d’égale que l’exigence du travail de la vigne jusqu’à la vendange : choix de la maturité optimale, faible rendement, tris successifs et égrappage. Puis viennent la cuvaison et l’élevage sous bois.Ce vin rouge entrera alors pour 5 à 6% dans l’assemblage du Special Cuvée donnant ainsi naissance à Bollinger Rosé.Mais la singularité d’une cuvée ne se résume pas à la somme de ses composants et sa dégustation révèle une nouvelle fois le mystère du style Bollinger.Le vin rouge vient chahuter le bel ordonnancement du Special Cuvée. Il lui donne une puissance d’affirmation aromatique mais aussi une liberté de ton et d’esprit, un éclat et une présence particuliers.


Images et impressions de dégustation Comment donner un nom à des couleurs ?La couleur de Bollinger Rosé conjugue les reflets mordorés du Special Cuvée et la profondeur intense du vin rouge. Ce pourrait être la teinte de la chair crue du saumon sauvage à peine rougie sur les braises. C’est une lumière et une profondeur. C’est la couleur d’un Grand Vin.Le vin révèle au nez toute l’amplitude d’expression du Special Cuvée.Tout Bollinger est là : présence et pudeur, puissance et délicatesse.Et pourtant d’autres notes s’imposent en bouche, celles des petits fruits rouges des bois et murets de campagne aux heures chaudes des après-midi d’été.Framboises, mûres, groseilles à maquereaux… La première acidité est bousculée par la sensualité gourmande de la chair. Un parfum d’impertinence danse en bouche, l’éclat joyeux et vif du fruit mais toujours contenu par la structure précise du vin, qui gagne en plénitude et culmine sur des notes fondues, dont le palais conserve longuement la résonance et la mémoire.