21.10.09

Le poids du comportement du consommateur au cœur des mutations des circuits de la restauration


Etude exclusive réalisée pour Sirest Ideas 2010

Sirest Ideas 2010 invite à découvrir les nouvelles orientations, tendances et solutions concrètes dédiées à tous les segments de la restauration hors foyer.
En cette période économique mouvante, Sirest Ideas a confié à Food Service Vision la réalisation d’une étude exclusive pour mesurer et comprendre les évolutions de comportement des consommateurs face à tous les circuits de restauration hors foyer.
Les conclusions de cette étude ouvrent ainsi aux professionnels de ces marchés, des pistes de réflexion sur l’évolution de leur activité, les orientent vers de nouvelles options, mettent en évidence les mutations subtiles du consommateur, plus zappeur et exigeant que jamais.
Sirest Ideas est d’autant plus légitime pour aborder toutes les innovations dans ces circuits de restauration, prêt à apporter toutes les solutions nouvelles aux professionnels des différentes formes de restauration afin qu’ils réinventent leurs offres aux consommateurs.

Introduction
Alors que le marché de la restauration a connu une année 2009 difficile, la consommation nomade ou « vente à emporter » connaît une croissance. Plusieurs raisons expliquent ce développement. Les deux principales sont la compétitivité des prix de vente et la rapidité de service. La variété de l’offre, la liberté de choix du produit et enfin la possibilité de consommer en menant d’autres actions (travail, détentes, shopping…) soutiennent également cette croissance.

L’offre alimentaire envahit ainsi de nouveaux circuits et propose un choix chaque jour plus large au consommateur.
- Quels circuits fréquente le consommateur pour son repas à emporter ?
- Quels critères privilégie-t-il pour sa décision ?
- En quoi le bio ou le développement durable viennent-ils impacter ses choix ?
- Quels nouveaux services attend-il pour demain ?

Telles sont quelques unes des réponses apportées par l’étude exclusive Sirest Ideas - Food Service Vision.

Les principaux enseignements de l’étude
• La consommation nomade, une pratique largement répandue :
o 79 % des Français consomment un repas à emporter au moins une fois par mois… Parmi ceux-ci, 34 % consomment plusieurs fois par semaine.

• Le consommateur fréquente de multiples circuits pour acheter ses repas à emporter :
o Si la sandwicherie est le circuit le plus fréquenté (77 %), elle est suivie par la grande distribution (68 %), puis la boulangerie (61 %).

o Traiteurs (21%), bars (15 %) et épiceries (13 %) suivent loin derrière le trio de tête.

• Après l’achat, les consommateurs prennent leurs repas indifféremment entre travail, loisirs et domicile :
o Les repas achetés sont consommés : dans la rue et le centre commercial (45 %), à la maison (42 %), au parc ou au jardin public (41 %), et au bureau (40 %).

• Si le choix des produits se fait d’abord sur le goût (99 % d’important) et le prix (93 %), il faut noter que la variété (92 %) joue également un rôle très important :
o L’équilibre alimentaire (71 %), la praticité (65 %), le bio (28 %) et le développement durable (42 %) influent dans un deuxième temps.

• La « formule » est une offre indispensable pour séduire le consommateur :
o Si 2 consommateurs sur 3 considèrent les formules « pratiques et très intéressantes », 1 sur 4 les trouvent « mal adaptées ».

o 68 % des consommateurs apprécient les formules avec boissons. Seuls 18 % des consommateurs ne prennent jamais de formules.

o Les sodas (52 %) et l’eau minérale (42 %) sont les boissons privilégiées pour accompagner les formules.

• Les plats chauds sont consommés par une minorité active :
o 36 % des consommateurs en consomment au moins une fois par semaine, 27 % moins d’une fois par mois

• Les consommateurs attendent d’abord de pouvoir élargir leur choix de produits faciles à emporter :
o Plus de plats chauds (85 %), plus de produits plus pratiques à manger en marchant (78 %), du café dans des gobelets isothermes (65 %).

• Par ailleurs, ils cherchent aussi des produits respectant le développement durable dans le contenant et le contenu (70 %).

• Les produits emballés à marque sont demandés par 60 % des consommateurs.

• Le bio est souhaité par 53 % des consommateurs.

• La livraison est attendue par 58 % des consommateurs.

Et demain ?
En conclusion, l’étude permet de tirer 4 pistes de réflexion opérationnelles :
- Les frontières entre les circuits de distribution ne sont plus pertinentes : sandwicherie ou GMS, boulangerie ou café bar, épicerie ou traiteur, les consommateurs sont prêts à acheter leurs produits à emporter dans tous les circuits… entraînant une concurrence nouvelle entre ces métiers.

- Les circuits souhaitant développer leur offre de vente à emporter pourront et devront proposer une gamme large, offrant de la variété (plats froids, plats chauds, formules…).

- La vente à emporter n’est pas synonyme de malbouffe : choix, prix et variété constituent les attentes fondamentales autour desquelles tout acteur de la restauration hors foyer doit se positionner.

- La sensibilité à l’environnement devient une réalité aussi pour ce type de consommation : les acteurs responsables devront intégrer cet enjeu dans leur développement et proposer des emballages et des produits « eco friendly », tout en apportant plus de praticité.

Enquête administrée par Internet auprès d’un échantillon représentatif de la population française (méthode des quotas) de 500 personnes âgées de 15 ans et plus, entre le 6 et le 8 octobre 2009. Elle permet de quantifier les comportements du consommateur face à la vente à emporter. L’étude complète réalisée par le Cabinet Food Service Vision est disponible sur demande auprès d’AB3C.